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29.01.2008

Relation soignants/soignés

Pour ma part, je peux dire que le monde médical est à la « frontière » de ma vie quotidienne : jeune et en bonne santé, je ne ressens pas le besoin de consulter sauf si problème apparent.

 

Si je rencontre un problème d’ordre médical : j’aurai tendance à laisser faire en me disant que je suis jeune et que ça va passer comme c’est venu…tout seul !

 

Si ça persiste vraiment alors je franchirai cette « frontière » et me convaincrai d’aller consulter.

 

C’est alors que d’acteur dans ma vie, je deviens sujet dans ce monde médical. Je ne mène plus la danse, je me laisse mener le temps de cette immersion. 

 

Je rentre alors dans la relation soignant-soigné. Entre le soignant et le soigné, il y a cette petite chose à surpasser ou à gérer : la pudeur. « Ce sentiment de gêne qu’une personne éprouve à faire , à envisager, ou à être témoin des choses de nature sexuelle, de la nudité » (Merci au petit Robert).

 

Pour le soignant, je ne sais pas si elle est toujours présente du fait de son activité. Pour les soignés, elle peut l’être, plus ou moins, en fonction de chacun.

 

Au quotidien, mon corps et mon esprit sont « mes outils » : ils me permettent de faire, de marcher, d’apprendre, de prendre du plaisir…C’est seulement dans l’intimité que je regarde ce corps, l’apprivoise ou le montre : que je m’y attarde. 

 

Quand je suis face à un soignant, je suis « nu », au sens propre parfois, mais au figuré surtout. Je ne suis plus active, je viens demander de l’aide. C’est la difficulté de la relation soignant-soigné : apprivoiser cette pudeur par un échange réciproque. Au soignant d’entreprendre et de mettre en confiance et au soigné de se prendre en main pour dépasser ce sentiment.

 

Peut-être est-ce à partir de ce moment là, que le soigné se laisse davantage aller…parce qu’il est évident qu’un soignant, quelqu’il soit, n’est pas devin… ! 

 

Ce petit texte est restrictif car il n’y a pas que la pudeur dans cette relation soignant-soigné… je vous laisse donc imaginer le reste.

 

  

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Une note de Audrey.

 


 

 

Commentaires

un soignant,un soigné,c'est aussi la rencontre de 2 pudeurs.
la pudeur est le rempart qui donne accès à l'intimité de la personne,à son être intime.
qu'elle soit physique ou bien morale,la pudeur est un élément essentiel à respecter dans toute relation soignant-soigné,justement parce que c'est dans la maladie qu'elle est le plus en danger.

Ecrit par : mirisa | 29.01.2008

ecoute, c est interessant ce que tu dis la, parce que moi ca me pose probleme quand je suis face a un patient de mon age. le reste du temps non. mais quand la personne est de la meme tranche d age, je suis mal a l aise parce que je crains que la relation medecin patient ne soit erotisee. c est la condition pour que la gene s installe. sinon, il n y a pas de probleme de pudeur. je pense que la pudeur s estompe quand on accepte son image. se sont souvent des patientes sophistiquees dans leur look qui sont le plus pudiques. je trouve que ceci explique cela..

Ecrit par : igor | 30.01.2008

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